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L’impact environnemental de l’école

Récemment, en attendant le vol DL4294 en provenance de Détroit à l’aéroport de Québec, je discutais avec une française qui attendait son invité. On parlait éducation, et j’expliquais à la dame comment les technologies et les réseaux pouvaient y servir très avantageusement, et où le Québec en était par rapport à l’international. La dame était accompagnée de sa fille, qui semblait avoir mon âge, mais qui s’est révélée être enseignante en Belgique. Pour elle, le partage et la collaboration, la décentralisation de l’enseignant, l’universalité des apprentissages, la multitude du savoir, c’était super, mais ça manquait d’attraits et de concret. Remarquant son chandail arborant un slogan écolo, je lui ai dit que d’un point de vue environnemental, c’était une valeur ajoutée pour ce qui est de l’utilisation du papier. Elle n’a pu que se rallier à cet argument… à preuve!

Chaque été, après un mois de repos, vient le temps pour moi comme pour beaucoup d’autres de défaire mes cartables scolaires, de garder ce qui est encore bon et de recycler le reste. Je ne suis pas de ceux qui brûlent tout la fête nationale venue…

Voici la pile récoltée durant ma 4e secondaire (2009-2010) :
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Voici la pile récoltée durant ma 5e secondaire (2010-2011) :

Et la chose est loin d’être anodine… l’école québécoise de 2011 n’est plus de son temps, y’a pas à dire! Imaginez une pile comme celle-ci… À mon école secondaire, nous sommes 1869 étudiants. À travers le Québec, il y a eu 60 500 finissants candidats au DÉS. Dans toute la province, il y a 441 020 élèves au secondaire et 462 738 écoliers au primaire.

L’ironie dans tout ça? Le double discours le plus complet! Terrible hypocrisie…


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