1

Devoir de français…

Québec, 15 mars 2011

Québécois!

En 2010, nous en avons appris une bonne : sous nos pieds se trouvent des gaz provenant du schiste d’Utica, une formation rocheuse qui vaut son pesant d’or. Mais attention, le gaz de schiste serait-il un cadeau empoisonné? Le Québec doit-il s’enrichir à tout prix via l’exploitation de cette ressource? Il me semble évident que cette question, qui brule beaucoup de lèvres, n’est pas celle qu’on devrait réellement se poser; avant d’en venir à ce questionnement, réalisons que l’enjeu est tout autre. Ainsi, avant de vous exposer la situation telle que je la vois, je dis d’ores et déjà non à l’extraction du gaz de schiste!

Tout d’abord, comprenons que là où nous nous trompons c’est en pensant que la richesse reviendrait à des entreprises d’ici, au gouvernement ou à nous. Mises à part les cacahuètes que nous recevrions en redevance, nous ne toucherions pas nos dus. Si notre jeune mais riche histoire nous a appris quelque chose, c’est bien que nous n’avons jamais profité de nos ressources naturelles! Ai-je besoin de vous rappeler notre eau qui est actuellement pompée dans nos sous-sols par toutes ces compagnies de toutes sortes de pays qui font, en la vendant, plus de profit qu’en vendant du pétrole? C’est presque pire que toutes ces entreprises méprisantes qui sont venues exploiter nos minerais, notre amiante et notre bois, en créant des emplois certes, mais aussi en faisant des millions, en profitant de passe-droits des gouvernements côté environnement et eb tirant profit des crédits d’impôt que le gouvernement (oui, encore lui, fidèle complice des lobbyistes) leur laisse. Et évidemment, ces grandes sociétés dirigées par de riches anglophones qui n’ont rien à foutre du Québec finissent, un jour ou l’autre, par fermer des mines ou épuiser les ressources, créant ainsi des centaines de pertes d’emploi, mettant la plupart des cas un village entier en faillite… mais ne pensez même pas leur demander des excuses, ils n’en feront pas. Pour faire clair, disons que tant que nous ne serons pas réellement maitres chez nous, tant que des intérêts étrangers seront servis avec nos ressources, nous ne devons pas entreprendre l’exploitation des gaz de schiste.

Prenons deux secondes pour regarder qui ferait des profits en exploitant nos ressources : Molopo (Australie), Sasol (Afrique du Sud), Intragaz (copropriété française) et Pétrolia (idem). Il y aurait aussi, toutes du Canada hors-Québec, X-Terra Resources, Altai Resources, Canadian Quantum Energy Corporation, Talisman Energy, Canbriam, Greencastle Resources, Questerre, Petrolympic et Corridor Resources. Finalement, les entreprises québécoises qui entreprendraient l’exploitation des gaz de schiste sont Junex , La compagnie Bertrand Brassard , Squatex et Gastem… mais il se peut que je me trompe, que je n’aie pas assez cherché.

De toute manière, même si la chose était rentable pour les Québécois, même si le gouvernement en ressortait gagnant et même si ce n’était que des entreprises d’ici qui en profitaient, alors là, la question « le Québec doit-il s’enrichir à tout prix? » s’appliquerait. Car oui, il y a un prix à payer : notre sécurité et notre santé. Les membres de l’industrie gazière répètent et répètent, telle une cassette mise sur le mode « reapeat », que l’extraction des gaz de schiste est sans risque pour les citoyens… pardon?! Le risque zéro n’existe pas! Dans le film Gasland (Josh Fox, 2010) on peut voir, en Pennsylvanie, de l’eau du robinet qui s’enflamme, dans plusieurs maisons, à cause que le gaz de schiste se serait mêlé à la nappe phréatique. Dans le même film, des habitants du Colorado, du Wyoming, de l’Utah et du Texas sont interrogés et témoignent de problèmes de santé causés par la pollution de leur eau anciennement potable. Mais l’industrie continue à dire que c’est sans risque… chose qui avait aussi été dite aux Étatsuniens dans le film Gasland. Bref, il faudrait que les membres de l’industrie gazière cessent de nous mentir; nous ne voulons pas être rassurés, nous voulons être écoutés et respectés!

En conclusion, j’espère que vous comprenez, chers concitoyens, l’importance de l’enjeu. Souvenez-vous de deux choses : avec le gaz de schiste, le Québec ne s’enrichirait pas comme il se doit et certains citoyens seraient menacés par ce tarasque. Accepterez-vous vraiment que des étrangers viennent piller nos ressources, nous mettant, du coup, en danger? Moi, non! Nous devons nous en rendre compte, le gaz de schiste sont comme les gaz de la vie de tous les jours… ils sentent mauvais!

J’ai pris une pause Twitter, hier soir, durant la rédaction de ce texte… petit pétage de coche, que je recopie ici pour mon plaisir très personnel :-)

Félixggenest est en train d’écrire une (putain de) lettre ouverte contre l’exploitation des gaz de schiste. Tsé, j’ai rien contre, mais qu’on ait ça comme pratique d’examen…?!?! Opportunisme de l’éditeur du manuel! Et c’est tellement passionnel comme débat… et encore une fois ça montre la propagande que l’école fait. Vous devriez voir la fucking documentation qu’on a… rien à voir avec de l’objectivité! Et parions qu’à travers le Québec les textes parleront des dangers à l’environnement, des dangers à la santé, bla bla bla… TOUS et TOUTES auront les mêmes arguments! C’est toujours comme ça, et ça m’exaspèrent. C’est comme ça que je me rend compte malgré moi que les gens de mon âge n’ont que rien à foutre de leur société et n’ont qu’une sorte de gruau mental entre leur deux criss d’oreilles. C’est comme l’an dernier, le gros examen, c’était « pour ou contre le téléchargement illégal »… ALLÔ MELS, ÇA VA LES SOURCES DE BIAIS? Outre la question totalement influençante, y’avait la documentation pro-artistes et pro-labels. Gros ark. Et devinez quoi? ~199 élèves qui ont pleuré en disant (en hypocrite) que c’était mal de télécharger, bla bla bla bla bla… et ils ont eu une très bonne note! Et moi, le ptit wak de la gang, qui rentre dans l’industrie de la musique, qui s’affirme « pour le téléchargement illégal », et qui a une note parfaite! Ça m’aurait fait vomir d’être comme eux, de me conformer à ce que le MÉLS voulait que je dise. Mais surtout à écrire comme tous les autres. Être hypocrite et prévisible dans mes écrits? Allez donc chier :P Hahaha! Bref, retour à l’écriture. Et désolé pour mon pétage de coche. Et pour ma vulgarité. Ah, et j’ai dépassé les 16 000 tweets :-) Décidément, sur Twitter ça vient plus vite et facilement que devant un traitement de texte.

MàJ (19 mars 2011) : J’ai modifié la lettre avant la remise officielle du devoir… j’ai donc légèrement modifié le billet, particulièrement le paragraphe qui commence par « En conclusion ». Par souci de transparence, je veux bien fournir à quiconque le demandera l’ancienne version de ma lettre ouverte.


6

Protecteur des élèves… protection?

(Billet en réaction à l’article « Allez donc savoir… » de Marielle Potvin, publié le 2 mars 2011)

Ça m’attriste… ou me fâche, plutôt. Le cas de Julien est triste lui aussi, mais ce n’est pas ce dont je parle. Je commente le cas du Protecteur des élèves.

En effet le Protecteur des élèves (depuis la Loi 88, qui a mis beaucoup de temps à se faire appliquer, preuve du jemenfoutisme) est nommé par le Conseil des Commissaires et n’a aucun pouvoir. Par exemple, si je crois que mes droits ne sont pas respectés à l’école, je peux me plaindre à ma direction, puis à la direction générale de l’école, puis à la direction générale de la Commission scolaire, puis au Protecteur des élèves… mais attention, il ne peut pas prendre de décision, il a comme unique droit d’étudier le cas et d’aller le présenter au Conseil des Commissaires, avec ses suggestions. C’est finalement eux qui prennent la décision.

Comprenons ici que tout est fait pour éviter de déranger ce dernier échelon… qui est assez tenace pour ça? Juste pour dire, la dame qui est Protectrice à ma Commission scolaire est à temps partiel (et moins encore, je dirais plus occasionnel!). Ses coordonnées sont censées être clairement indiquées sur le site de la CS, et pourtant, voyez par vous-même, je ne trouve pas la mention nulle part : http://www.csdecou.qc.ca/fr! Le seul truc que j’ai déniché, c’est ce PDF trouvable via Google (n’essayez pas autrement, je doute que vous puissiez!), qui explique la procédure : http://is.gd/9dHJIJ.

La Loi 88 était une erreur, en réalité : pour ajouter de la bureaucratie, rien de mieux que ça! On y a ajouté un nanane, et c’est ce que les médias (donc le peuple) ont vu… une illusion, au fond, on le remarque bien. Ce qu’il faudrait vraiment? Déjà, un vrai ombudsman qui représenterait la clientèle, ce serait pas pire. Pour aller plus loin, un comité jeunesse, oui oui! Pleins de groupes d’influence tournent autour des décideurs (trois syndicats, des comités de parents, un comité de parents EHDAA, les directions, les Conseils d’établissement…), mais aucun qui ne représente la clientèle directe! Une entité de jeunes représentants de chaque école, pas nécessairement pour aller au bat pour un cas en particulier, mais bien pour exiger et conseiller en général. (Certains pensent que les Conseils étudiants font déjà ça… hahaha! Voyons donc, ça fait des années que, pour ne plus les avoir dans leurs jambes, ils les ont chargés d’organiser des activités qui sont très prenantes en temps et en énergie…)

Merci Marielle de m’avoir donné un prétexte de tout sortir ça de ma tête. Depuis 2008 que ça me trotte dans la caboche… et des événements/démarches plus récents me le rappellent sans cesse. Bref, ma Relâche aura un nuage de moins! Sur ça, je me remets un sourire et je pars au chalet de ma cousine :-)


Design par Trevor Fitzgerald et modifié par Félix GG | Propulsé par Wordpress