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Shortem Mêritas Grafitus Dézign Spaghet Baptistatum

La seule chose que je me souviens du latin, c’est Rosa Rosa Rosam… mais encore là je ne suis plus certain que ce soit vraiment ça! [François Guité]

Titre de fucké? Oui, je sais. Fallait juste que je me trouve un titre pour le melting pot qu’est ce billet, alors c’est ce qui est sorti de ma tête. Le titre se veut être du latin-like, une de mes concoctions débiles. Mais lisez, lisez ce billet (vous pourrez sauter Mêritas, Dézign et Spaghet, qui sont de second ordre).

 

Shortem (une manifestation étudiante, défaite par la direction)
Le règlement de l’école le stipule, les shorts (pour être sûr qu’on se comprend bien, voir cette image) sont interdits. En fait, ils ne le sont pas, mais la directrice le banalise ainsi. Le vrai énoncé, de mémoire, c’est que ça doit arriver à la mi-cuisse. Et là c’est la pagaille entre, d’une part enseignants, surveillants et directeurs, de l’autre part les filles qui sont à la limite du règlement. Y’a une fille, en secondaire 5, qui a fait un appel général : le 8 juin, on porte des minis shorts! Désobéissance civile! L’idée, c’est que toutes les filles de l’école devaient porter quelque chose qui dérangerait la direction, mais qui serait à la limite du règlement, pour montrer que le règlement, au nom de la décence, prenait un peu plus de terrains que nécessaire. La fille de secondaire 5 a créé une page d’événement sur Facebook, ça a créé un giga buzz dans les profils de tout le monde, et moi j’ai publié un message sur le mur du groupe du Conseil étudiant, pour dire que je trouvais ça rassurant que de nos jours des jeunes se lèvent pour affirmer leurs convictions. Elle-même abonnée au groupe du Conseil et alertée par des profs, la direction a rencontré l’initiatrice du mouvement, a exigé que la page de l’événement soit supprimée, puis a rencontré la présidence du Conseil étudiant, qui a supprimé mon message. Et j’ai évidemment été rencontré par mon directeur et la directrice, mais ça j’ai déjà mon abonnement :P Le jour arrivé, la température n’était pas au rendez-vous et personne ne fut en mini short (pas plus que d’habitude, en tout cas). Échec? NON! Le jour d’avant, la direction est allée dévaliser le Walmart de ses culottes amples, et le matin du jour J il y avait des employés de l’école dans tous les passages pour vérifier les étudiants. Je dis ça de même, mais toujours est-il que ça a montré qu’on a le pouvoir de leur faire des petites peurs, ce qui ouvre la porte, éventuellement, à d’autres causes étudiantes à défendre. Et, en passant, ça a couté combien les dizaines de paires de culottes qui n’ont servi à rien? Gestion de crise, oké, mais gestion de budget… Pour finir ce gros paragraphe, j’attire votre attention vers ces vieilles images [ 1 2 3 4 5 ] trouvées dans une partie secrète du site de l’école… voyez ces anciens étudiants de secondaire 3, d’il y a quelques années : gilets bedaines, épaules découvertes et décolletés. Ce sont des images d’automne/d’hiver (je ne sais pas exactement), mais on parie-ti que si ça avait été en période estivale il y aurait eu aussi des mini-jupes et des shorts? La direction de mon école devrait s’estimer bienheureuse de ne pas avoir à gérer de gilets bedaines et d’épaules à l’air.

Mêritas (je me suis bien fait honorer)
Le 8 juin dernier, c’était aussi le gala Méritas de mon école secondaire. Comme on n’a pas d’auditorium, on se retrouve plus souvent qu’autrement à la salle Albert-Rousseau, au cégep Ste-Foy. C’était le cas ce soir-là, pour le méchant gala qui avait été organisé. Vraiment, c’est une soirée de la mort, c’est tellement cool! Si on remonte à y’a quelques années, la soirée était plus protocolaire, sans doute pour faire plaisir à l’establishment. Depuis, toutefois, la fête a été rendue aux élèves : sketchs, implication hilarante des profs, animation fo-folle, etc. C’est le spectacle de l’année, y’a pas de doute :-) Là-bas, j’ai eu plusieurs maudites belles surprises..! J’ai monté sur scène une première fois avec le Conseil étudiant, après le discours quelque peu punché de notre présidente Maurane Cloutier. Puis, pour les prix du Conseil d’établissement, je me suis étouffé quand j’ai été appelé. Les membres du CE ont choisi une personne ou un groupe par valeur de l’école : Autonomie, Respect, Engagement, Coopération et Fierté. Eh ben, il semblerait que côté Engagement je sois celui qui s’est le plus mis de l’avant! J’ai reçu une superbe lettre du CE, et un certain montant d’argent. Puis je suis retourné m’assoir. Après, entracte. Il y eut ensuite les prix de mon niveau, secondaire 4 formation générale. J’ai été nommé pour ma participation en classe, pour laquelle j’ai eu un beau diplôme, avec un tas d’autres personnes dans un tas d’autres catégories. Puis, parmi tout le beau monde monté sur scène dans mon niveau, une personne était nommée comme étant le prix de la direction. Attendez… Moi? Moi! Haha! Un autre certain montant d’argent, et une médaille de l’école! Je vous jure, au-delà de l’argent, juste d’avoir cette reconnaissance, avec tous ces gens qui m’ont applaudi, puis cette médaille qui me confirme que je suis un fils de De Rochebelle… y’a de quoi verser une larme et se caresser le cœur..! Avec l’argent reçu, je suis allé voir Scorpions au Colisée, j’ai payé une partie du cadeau à mon papa pour la fête des Pères et je vais m’acheter deux ou trois gilets sur ThinkGeek.com. Ça tombe bien, cette entrée d’argent! Merci à tout le monde, au directeur, aux membres du CE, aux spectateurs, à mes profs… rien de tel pour se faire récompenser de tout ce qu’on fait, avec plaisir et sacrifices, pour notre milieu.

Grafitus (des graffitis sur l’école)
Le lendemain, le 9 juin au matin, les étudiants ont pu observer plusieurs graffitis sur l’école, qui avaient poussé durant la nuit. DÉ-SO-LANT. C’est laid, ça sert à rien, ça coûte cher à ôter, ça ne passe aucun message. Des messages tels Fuck Crhisthian (sic!) et Mario (deux intervenants), Fuck the police, I fuck you hoe (sic…) et Live your live like freestyle (sic encore)… Regardez :
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J’espère que l’école trouvera ces petits cons. Insignifiants. J’ai pitié d’eux; ils n’ont surement qu’une conscience très limitée de leurs actes et de ce qu’ils disent.

Dézign (nouveau thème pour mon blogue)
Vous l’avez surement remarqué, j’ai tué mon ancien thème WordPress et j’ai mis celui-ci à la place. Qu’on s’entende bien, je préférais l’autre style! Mais… je l’ai cassé, j’ai trop joué avec. Et c’était plein de Javascript, rien que je n’aime beaucoup. Alors voici celui-ci : coloré, vintage, une colonne, toujours en français, toujours avec mon bandeau pour Daniel Leblanc… Il n’est pas aussi flash que l’autre. On y fait moins bien le lien, visuellement, avec le nom de mon blogue. Mais peu importe : je l’aime.

Spaghet (un appel à l’aide fructueux sur Twitter)
Le 10 juin, je tweetais !AIDE SVP! Combien de temps on fait cuire ça, des spaghettis??? :-P Croyez-le ou non, Twitter m’a surpris! Malgré tout ce qu’on peut en dire, ma twittosphère ne répond pas toujours aux demandes d’aide. Mais là oui! J’ai reçu plusieurs réponses, en un temps record : 8, 5 à 7, 8, pas plus que 10, 8, 10, 2 si al dente, 6 à 8 minutes. Bon, évidemment y’a de quoi s’y perdre, mais quand même..! Je me dois de mentionner que les répondeurs venaient de France, de Montréal, de Québec et de Chicoutimi! La personne qui a été la plus aidante fut Nico, animateur au FM 93, qui m’a dit d’y gouter après 8 minutes, de ne pas dépasser 10, de bien saler mon eau et de ne pas mettre d’huile. Au final, 14 tweets en réponse au mien, dont mon amie Amina qui en a profité pour me traiter de n00b et Sys6x qui a su déchiffrer la situation : papa pis maman sont sortis pis fiston se fait la bouffe genre? ;) LOL! Oui, genre!

Baptistatum (la St-Jean, chou aux gens)
L’éditorialiste Jean-Jacques Samson a trouvé les mots tout désignés : La Saint-Jean 2010 à Québec, mercredi, n’avait aucune âme. Je ne sais pas ce qu’on pourrait faire pour rendre à nouveau cette fête non pas aux buveurs québécois, mais bien aux Québécois. Peut-être permettre aux gens d’entrer avec bouteilles et cannettes sur les Plaines, ce qui éviterait une beuverie généralisée partout ailleurs dans la ville? Le problème, on le connait : la fête nationale ne reflète pas la fierté nationale (ou plutôt, elle reflète la fausse fierté nationale), elle est devenue dénuée de sens. Les solutions, elles, sont…. pas évidentes! Des idées? J’ai longtemps défendu cette fête, entre autres ici sur mon blogue scolaire, mais là je crois qu’un changement est nécessaire, et ça urge. Plus tôt on commence, plus tôt on pourra corriger ce que je considère comme un bobo.


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Coupe du monde de soccer, coupe de la honte!

Impunité. Prospérité. [Ambrose Bierce]

Souvenez-vous, un français en train de se faire arrêter alors qu’il paradait contre la tenue des Jeux Olympiques à Beijing. Il criait, effréné, «JEUX DE PÉKIN, JEUX DE LA HONTE!»… Ça avait fait le tour du monde, parce que la Chine, surtout pour ces Jeux, avait des poux à en revendre, et c’en était atrocement désolant. Mais le monde en veut à la Chine, je crois, pour ce qu’elle est, ce qu’elle représente, ce qu’elle fait.

Avec le Mondial de soccer, cet été, le temps est plus joyeux : on n’en veut pas à l’Afrique du Sud comme on en veut à la Chine, et avec raison. Même que j’oserais dire qu’on a pitié de l’Afrique du Sud, parce que ça nous plait de croire que la tenue de cet événement va faire du bien non seulement à l’économie et au développement du pays, mais surtout à celui de ses habitants.

Que nenni! Je regarde ça aller, et je suis choqué (comme souvent, me direz-vous, mais bon…). On parle des jeux, on voit les jeux, on parle des vuvuzelas (oh, le scandale..!)… mais qui, loin du pain et des jeux, loin du facile divertissement, montre ce que le monde ne veut pas voir? Personne, sauf Radio-Canada et RDI, que je félicite. C’est d’ailleurs en réaction à un reportage de RDI que j’écris ce billet.

Le Mondial de soccer devrait être source de fierté nationale pour tous les Sud-africains, et c’est en général le cas malgré beaucoup de choses.

Par exemple, une femme qui travaille pour l’équipe de construction affirme que jamais elle n’est entrée dans un stade et que jamais elle n’y mettra pied, parce qu’on ne la laisserait pas passer. Les marchands de la place publique sont expulsés et se font interdire de vendre quoi que ce soit. Les ouvriers qui construisent les stades disent qu’ils n’ont pas reçu de salaire juste, aucune prime, aucun billet, aucune félicitation!

Puis à travers ces témoignages, une dame demande, en l’air, si le peuple va vraiment en profiter. Un homme dénonce : « On va ruiner les plus pauvres des pauvres pour la tenue de ces jeux, qui sont organisés par la FIFA sans concertation avec la communauté ».

La FIFA ravage l’économie locale en donnant des monopoles à leurs partenaires (Mcdo, Coca-Cola…). Pleins d’appellations sont interdites d’usage, comme « football », « soccer » et même (!!!) « 2010 ». Les seuls ayant droit sur ces mots, depuis 2009 et jusqu’après le Mondial, c’est la FIFA. Et qui leur accorde le droit de faire ça? Le gouvernement.

Je ne trouve pas le vidéo sur le Net, mais je me souviens d’une séquence de conférence de presse où on voyait le président de la FIFA, Sepp Blatter, et le vice-président de l’Afrique du Sud, Kgalema Motlanthe, en train de faire de belles images devant les objectifs. Sepp Blatter, qui parlait de l’esprit africain, de la vie, du fait qu’il avait le goût de danser en débarquant de l’avion… et quand il a finit son blabla, on entend un de ses attachés de presse derrière qui applaudit, pendant que Kgalema Motlanthe éclate de rire et le louange un peu pour la générosité de la FIFA. Je me suis carrément dit ça : non mais écoutez ce colonisé, ce soumis, qui trahit son peuple pour baiser les pieds de ces businessmans qui débarquent, violent les terres et partent! Vraiment, cet extrait m’a mis en colère. Et pourtant c’est passé comme dans du beurre partout ailleurs dans le monde.

Le gouvernement donne beaucoup d’argent à la FIFA pour qu’elle donne son max, qu’elle mousse l’image du pays… alors que la majorité de la population n’a même pas d’eau potable!

On dit aux Sud-africains que leurs efforts, leur docilité et leur générosité fera monter leur situation socio-économique. Et, comme je le dis plus haut, c’est aussi ce qui circule comme message dans les médias du monde. Et pourtant, c’est globalement faux!

Des stades ont couté six millions de dollars à faire, soit 400 % du budget original… et y’a des stades qui ont été construits mais qui ne serviront jamais pour la Coupe du monde étant donné qu’un boss de la FIFA a décrété que la vue n’était pas assez belle. Ça va faire un stade vide, destiné à devenir ruines, dont la FIFA se lave les mains!

Je ne suis pas contre le Mondial de soccer, mais je crois que la base de l’organisation de cette Coupe est faite au détriment de la population de là-bas, et c’est pourquoi moi je dis coupe du monde de soccer 2010, coupe de la honte!


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