5

Retrait de la malbouffe dans les écoles

Il nous attire tous : l’Interdit.

Voici la question de la semaine, sur le site de la maison des jeunes de Ste-Foy :

Le mois de mars est le mois national de la nutrition…
Es-tu en accord avec la décision des écoles de retirer la malbouffe des menus de leurs cafétérias ? Explique nous pourquoi ?

Oh!? Mais il y a des fautes, ma foi! Je corrige puis on reprend :

Le mois de mars est le mois national de la nutrition…
Es-tu en accord avec la décision des écoles de retirer la malbouffe du menu de leur cafétéria? Explique-nous pourquoi.

Suuuuuper intéressante, la question! Tout plein de facettes à prendre en compte; intéressante mais dense, donc.

Je crois que oui, l’école se devait d’effectuer des changements dans le menu qu’elle offrait à ses élèves. Je parle en général, parce que mon école, personnellement, a presque (màj) toujours offert un service de cafétéria sain et varié. Ce fut la première école à se démarquer en instaurant notamment une sandwicherie et un bar à salade, et ce, avant même que la loi sur la malbouffe soit votée. L’idée : rendre la bonne bouffe abordable, cool et bonne.

Avant ça, la cafétéria roulait bien, mais il y avait une journée dans la semaine où une bonne odeur flottait dans l’école, où tout le monde se précipitait pour obtenir sa poutine ou son frite dès lors que la cloche sonnait. J’ai souvenir du dernier jeudi, comment les gens s’élançaient de manière disproportionnée. C’était la fin d’une ère.

Mettons à part le souvenir que j’ai de mon école. Je sais bien que dans d’autres écoles, c’était jeudi toute la semaine, toutes les semaines de septembre à juin. Exagéré, malsain et déséquilibré. C’est là qu’était la nécessité de stopper cette vargeuse mais mauvaise nourriture, avalée à outrance.

Alors depuis tout est mis à l’index. Que retrouve-t-on dans les écoles? De la pizza hyper légumée, du chocolat à 70 % de cacao minimum… y’a des croustilles (pas n’importes lesquelles!) et des bretzels, c’est ce qui nous reste de plus extravagant de crois. Y’a aussi le lait au chocolat, quel péché mignon! À mon école, les gens s’y sont faits. À d’autres écoles, ça a du être difficile. Et y’a des écoles – privées, je ne sais pas si ça change de quoi – où je vais parfois que, dans un coin, y’a un chauffe-pizza, le genre de pizza qu’on retrouve chez nos voisins du Sud, bien gras.

Un impact qu’a eu cette démarche, c’est bien évidemment que McDo, Subway, Burger King (nommons-les!) autour de l’école ont eu une hausse de clientèle. L’aréna à côté de mon école aussi. Et on a vu aux nouvelles que y’a des popotes roulantes qui allaient vendre à même le terrain de l’école…! Alors là ça a parlé fort : on voulait interdire le fast-food dans un rayon de x kilomètres autour des écoles. Finalement, ça s’est tu assez rapidement de ce côté, question d’intérêt politique, j’imagine. Il y a la Ville, responsable de l’aréna, qui s’est quand même sentie obligée de faire quelque chose : dorénavant si vous voulez une poutine vous devrez demander gentiment une salade chaude de patates et de fromage en grains nappée de sauce espagnole brune. Bien sûr j’exagère, je ne connais pas exactement les mots (je ne suis pas un habitué de la place, non), mais c’est un baratin du genre.

Je crois pertinemment que la chasse à la malbouffe est dangereuse lorsqu’elle devient une obsession. À mon école on se félicite d’avoir mis une croix sur les frites et autres monstruosités alors que, au fond de tous, le désir est toujours là. Quelqu’un que je connais indirectement avait deux parents stricts côté nourriture. Devenue adulte, cette personne n’a pas pu gérer la liberté et s’est empiffrée (c’est le cas de le dire!) jusqu’à l’obésité. Je veux signifier par là que la malbouffe n’est pas un vice et que la loi devrait prévoir un jour chaque mois où les gâteries seraient permises. Actuellement la rareté crée l’engouement et génère des profits pour des fournisseurs tiers, de grandes multinationales responsables de bien des maux sur la Terre (1, 2…).

On parle de l’hypersexualisation, du culte de la beauté et de la minceur, du message véhiculé dans les médias… qu’on dénonce. D’un autre côté, on voit des publicités de pleins de biscuits à zéro calorie, où la femme (car c’est toujours une femme) doit lutter contre la vilaine collation, puis sort un sac de ces fameux biscuits santé et sourit, se félicitant d’avoir évité l’ennemi ultime. Une autre de ces annonces, celle dans laquelle la dame doit se justifier pour qu’elle puisse prendre un beigne : « ah mais j’ai monté les marches, aujourd’hui!… je vais aller promener le chien, en arrivant!… mais je suis allé en auto, c’est mauvais ça!… oh mais j’ai fait trente minutes de gym ce matin!.. OUI, j’ai droit à une bonne collation! » mais finalement elle pousse le beigne et… sort de sa poche des bons biscuits sans aucune calorie! Vous voyez où on est rendu? On en est à culpabiliser les gens lorsqu’ils se gâtent, alors que la récompense de l’activité physique devrait primer – récompense qui se fait, évidemment vous m’aurez compris, autrement qu’avec une autre limitation santé.

Ainsi, je crois que d’avoir éloigné la malbouffe des écoles c’est bien, car ça répond à la mission de l’école qui est d’enseigner un mode de vie sain et équilibré. Mais la santé toujours, ce n’est pas ça l’équilibre surtout qu’on sait que si l’élève n’a pas ce qu’il veut à l’école il ira le chercher ailleurs.

Ce que je dénonce d’une autre part dans cette chasse à la malbouffe, c’est que – oh quel hasard que ce soit cette question-là cette semaine – les animatrices de la maison des jeunes de Ste-Foy pensent justement à vider la mini-cafette de tous bonbons et lancer eux aussi un virage santé dans l’absolu. L’école je peux comprendre très bien la démarche, mais un organisme de loisirs, pour les jeunes, qui interdit ça… j’ai de la misère. Où pourrons-nous encore avoir du plaisir à consommer des gourmandises? Pour ma part, outre les dépanneur$ en été, la MDJ est bien la seule place où, en ce moment, j’ai l’impression d’avoir le droit de me gâter côté sucre (mis à part la maison, et encore là y’a ma mère qui me mitraille que je mange mal, à la moindre particule de chocolat que j’ingère). Parce que c’est bien bon des bananes et ça ne me dérange aucunement qu’il y en ait dans la mini-cafette, mais le fait de consommer du sucre comme on le fait depuis très très longtemps n’est en rien quelque chose de réprimable et, vu que ce sucre nous est modiquement vendu par l’organisme depuis presque toujours, je trouverais exagéré qu’on cesse ce service offert aux jeunes sous prétexte d’un virage santé.

 _
//
V
   _
  ,'.`-.
   | `. `.
   (   `. `-.                        _,.-:
        `.  `-._             __..--' ,-';/
      `.   `-.   `-..___..---'   _.--' ,'/
      `. `.    `-._        __..--'    ,' /
        `. `-_     ``--..''       _.-' ,'
          `-_ `-.___        __,--'   ,'
             `-.__  `----"""    __.-'
                    `--..____..--'

3

Top 20 des ventes iTunes depuis ses débuts

Il n’y a pas de différence énorme entre quelques millions et quelques milliards. [Daniel Toscan du Plantier]

Cela devait arriver un jour ou l’autre, et c’est finalement arrivé : le iTunes Store, de Apple, a vendu sa dix-milliardième chanson! (Apple.com : iTunes fête ses 10 milliards de chansons téléchargées) C’est la chanson Guess Things Happen That Way, de Johnny Cash, qui a ultimement été téléchargée.

Lors d’un concours lancé il y a environ un mois, Apple promettait au 10 000 000 000e acheteur une carte-cadeau de 10 000 $, et c’est effectivement le beau cadeau qu’a reçu le téléchargeur chanceux, Louie Sulcer, de Woodstock en Géorgie (quelle Géorgie?? l’état? le pays? l’île? la colonie? le détroit? je ne sais ben pas, je n’ai même pas été capable de le préciser sur Wikipédia…).

Quelques chiffres trouvés sur Wikipédia :

28 avril 2003 Lancement du iTunes Store aux ÉUA
2 mars 2005 300 millions de ventes
17 juillet 2005 500 millions de ventes
23 février 2006 la milliardième vente
janvier 2007 plus de deux milliards de ventes
1er août 2007 trois milliards de ventes
début 2008 quatre milliards de ventes
5 mars 2010 dix milliards de ventes

J’attire votre attention sur l’exponentiation des ventes… en cinq ans, les ÉUA puis le monde a téléchargé quatre milliards de chansons, puis en seulement deux ans c’est six milliards de chansons de plus. Moins de la moitié du temps, près du double..! Franchement, c’est surprenant. Ce qui est plus impressionnant, par contre, c’est certainement l’autre pôle : saviez-vous quen 4 m 45 s, 694 000 chansons sont téléchargées… illégalement! Le calcul est simple : approximativement 2501 jours se sont écoulés entre le lancement du iTunes Store et aujourd’hui, et 10 000 000 000 chansons y ont été vendues dans cette période de temps, ce qui revient à 3 998 401 chansons par jour. Durant ce temps, en une journée, selon le chiffre donné plus haut, c’est 12 623 494 737 chansons qui sont téléchargées illégalement par jour! Selon mes (très peu savants et sans aucune garantie) calculs, en une journée il est téléchargé plus de chansons illégalement que légalement pendant plusieurs années sur iTunes. Fabuleux! :-)

Quoi qu’il en soit, je me dois d’être fidèle à mon titre, donc voilà, pour la finale, le palmarès des 20 chansons les plus téléchargées de l’histoire du iTunes Store en date du 5 mars 2010. Soyez libre de les télécharger – légalement ou pas, c’est selon vous! Les liens donnés avec sont des liens vers la toune en question, sur Youtube ou leur service Vevo.


Design par Trevor Fitzgerald et modifié par Félix GG | Propulsé par Wordpress